Le cocotier c’est l’arbre sacré de la Polynésie. Et ses noix, pour les Tahitiens, c’est à boire, à manger, mais aussi à jouer et à s’affronter dans des joutes sportives notamment au moment de l’Heiva i Tahiti.
Alors, si je vous dis coprah, ça vous dit quoi ? C’est en fait l’albumen séché de la noix de coco. Chaque noix est entourée d’une enveloppe fibreuse sous laquelle une mince coque mais très dure renferme l’albumen du fruit.
Ce liquide blanc et laiteux, c’est l’eau de coco qui, quand le fruit murit, se transforme en chair.
Quand la noix tombe au sol, c’est le moment d’en extraire le coprah proprement dit. La chair reste à sécher au soleil jusqu'à disparition quasi totale de sa teneur en eau.
Le coprah est ensuite collecté dans des sacs que l’on pèse avant qu’ils ne partent vers Papeete et son “Huilerie de Tahiti”.
Transformé en huile, le coprah ou huile de coco est très riche en acide dodécanoïque, ou plus simplement dit laurique, et entre dans la composition de nombreux savons et shampooings.
C’est aussi le composant essentiel du monoï de Tahiti qui jouit depuis 1992 d’une appellation d’origine jalousement protégée.
Lors du prochain Heiva i Tahiti des équipes de vahinés et de tànes vont devoir fendre, collecter et mettre en sac la pulpe de noix de coco le plus vite possible.
A l’aide d’un couteau à lame incurvée qu’ils plantent dans la chair, ils vident d’un seul geste chaque demi-noix. Une discipline propre à honorer l’arbre symbole de la Polynésie. Que le meilleur gagne !
